06.07.2011

Bob Morane et Goldorak aux yeux de ma vieille idiotie

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En marchant vers les bords de Seine, me vient aux lèvres ce petit bout de 'l'Aventurier':

'… Avec l'ami Bill Balantine Sauvé de justesse des crocodiles'

Dans toutes ces histoires de super-héros, voilà bien ce qui au fond n'est pas tolérable: ce 'de justesse'.

Ils sont systématiquement sauvés de justesse. A force de tant défier les lois de la probabilité, ça en devient vraiment déprimant, comme une insulte persistante à l'intelligence.

Je ne peux éprouver ni tendresse véritable ni sympathie pour ce genre de robots toujours artificiellement sauvés de justesse. Pas des hommes en tout cas.

 

Du coup – du coup, mais allez vraiment savoir pourquoi – je me rappelle une phrase de C. qui m'avait, à l'époque où il l'avait prononcée, extraordinairement troublé.

Nous avions vingt ans, et, la soirée s'imprégnant d'un soupçon de nostalgie, nous en étions arrivés à ce point où défilait devant nos yeux le souvenir des émissions qu'enfant nous regardions à la télé. A cette occasion, je lui avais avoué la fascination que m'inspirait 'Goldorak', notamment au travers de la mystérieuse division Ruine. C'est alors que C. m'avait expliqué que son frère et lui n'avaient jamais pu regarder ce dessin animé, qu'ils avaient beau vouloir ils ne pouvaient pas. Ils ne pouvaient rigoureusement pas dans la mesure où les forces de Vega qui disposaient visiblement de tout un attirail de Golgoths et d'Antiraks s'acharnaient idiotement, stupidement, à les envoyer, épisode après épisode, attaquer un par un Goldorak.

Mais de quel bois suis-je donc fait? J'ai regardé des centaines et des centaines de ces épisodes et jamais, jamais je ne me suis fait cette réflexion.

 

 

Commentaires

Ha! Ha! mon frère et moi nous faisions la même réflexion. Sans même envoyer toutes ses forces d'un coup, il aurait suffi à Vega d'envoyer, disons 3 golgoths simultanément, pour rayer Goldorak de la carte, vu comme il ramait pour en éliminer un seul... Mais on adhérait quand même :)
Si ça ne vous a pas frappé, c'est que vous étiez "bon public" comme on dit, sans doute sensible à l'aspect rituel/cérémonie, et c'est tout à votre honneur!

Écrit par : Marco | 07.07.2011

Bon public, je ne sais pas, Marco.
Disons que je suis très peu porté à la remise en cause.
On me dit un truc - même si c'est farfelu j'acquiesce: ' Ah bon?! Puisque vous le dites...'
A bientôt sur Scryf dès que je ferai un peu moins de mathématiques.
Zeno qui n'a jamais eu l'âme d'un révolutionnaire

Écrit par : zeno | 07.07.2011

Une réflexion très vraie en ce qui concerne Goldorak ! Mais de toute façon, il faut tout de même avouer que cet animé a toujours été plutôt médiocre, il a surtout été novateur sur nos écrans.

Pour ma part, je demeure amoureuses des héros de la "toute dernière limite" (vieille tradition s'il en est), surtout quand c'est leur propre énergie et leur intelligence qui les sort de là. Ou qui leur fait vaincre un ennemi talentueux et brillant d'une façon qui les laisse grandis... (l'anti "effet BipBip", avec sa chance à deux balles qui lui permet de triompher sans mérite de l'ingénieux mais malchanceux coyote).

C'est un jeu de l'esprit, en somme, comme la façon dont Miss Marple démasque sans faute les coupables...

Écrit par : LaFeuilletoniste | 09.07.2011

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