10.05.2012
Marcel Proust a parlé de ceci aussi.
Je lis, par hasard, ces mots de Marcel Proust qui semblent écrits pour parler des Bangles et de Bach et faire écho à mon billet d'hier :
'Ma mère m'avait emmené passer quelques semaines à Venise et – comme il peut y avoir de la beauté aussi bien que dans les choses les plus humbles dans les plus précieuses – j'y goûtais des impressions analogues à celles que j'avais si souvent ressenties autrefois à Combray, mais transposées selon un mode entièrement différent et plus riche. '
Dans les Bangles, il y a du Bach en plus petit. Les Bangles sont plus petits, mais elles compensent un peu dans ma vie, en cela qu'elles s'y trouvent attachés à de plus personnels et intimes réminiscences. Les Bangles soutiennent – de mon point de vue – la comparaison avec Bach, car elles reçoivent le concours de certains jours de l'été 89, de la figure de mon ami Dominique, de la petite main un peu potelée de la belle C.
Les Bangles trempées dans ma vie font un petit oiseau qui monte dans le ciel me conduisant vers Bach, vers Proust. Ensuite, il suffit de laisser faire les aigles qui, évidemment, n'ont besoin de rien ni de personne.
09:06 Publié dans Marcel Proust, Petits riens de nos vies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the bangles, marcel proust
09.05.2012
Play list, it was the easy life
Ce n'est pas 'la Passion selon Saint Jean' de Bach, ni le 'Dixit Dominus' de Haendel, mais peut-être que ça vous rappelle quelque chose.
The Bangles, Luna Parker, 'Moonlight shadow', Cora, Kim Wilde, it was the easy time...
Je pense à tous ces moments précis, indécis et indéfinissables. Un regard, de ma jeunesse. Et tout à coup, qui s'élance, la voix de Maggie Reilly.
Je te cherche et tu me cherches. Soirée, fêtes, cinéma, à deux. Ta main.
Les copains. Des presque riens, infimes et merveilleux.
Jeunesse, rêves, nos rêves tellement à côté de la plaque, mais si doux. Même à les revivre après tout ce temps qui s'est amusé à les salir, les piétiner, ridiculiser. Qu'importe, puisque nous avons pris le train, qu'importe puisque nous sommes allés à Amsterdam.
It was the easy life.
00:11 Publié dans Musique, Petits riens de nos vies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cambodia, amsterdam, kim wilde, the bangles, mike oldfield, cora, luna parker
27.04.2012
La tempête de la petite poussière
Assis sur une chaise, je vois une poussière avancer vers moi au ras du sol. Or il n'y a pas une pique de vent dans la maison, pas un courant d'air. Et pourtant, la poussière avance. Cela m'étonne. Alors je comprends - ce qui me déprime - que tout est question d'échelle. Que pour cette poussière, il règne au ras du sol un vent de tempête, un vent que je ne sens pas, mais le même style de vent qui, dans l'univers des hommes, arrache le toit des maisons et fait se dresser des vagues hautes comme les murs. Il y a toujours des tempêtes, au niveau des hommes ou des poussières. Les différences sont fallacieuses et tout est une question d'échelle. Désespérante constatation. C'est l'homme qui s'auto-frissonne en s'imaginant qu'il se passe des choses, celle-ci plutôt qu'une autre. Mais la vérité c'est que tout a lieu tout le temps, il suffit de se placer à la bonne l'échelle. Et tout est égal à tout, et il ne nous reste plus que ce nihilisme auquel je ne veux pas croire.
09:26 Publié dans Petits riens de nos vies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poussière, tempête, littérature, journal intime




